Le blog de gab



Petite soeur




Petite sœur d’un autre temps. Un peu guérisseuse, un peu sorcière quand même, elle savait se relier au ciel et à la terre, à son étoile et aussi à nos amis animaux.

Elle accompagnait ainsi les membres de sa tribu et ceux qui croisaient son chemin.



 

Kate Moss


 

 

Le squelette d’une femme chaman remontant à 12.000 ans et entouré de somptueux présents mortuaires a été découvert le 4 novembre 2008 dans le nord d’Israël.

 

Une équipe de l’Institut d’archéologie de l’Université de Jérusalem dirigée par le Dr Léore Grossman a découvert sur le site de Natufian en Galilée, les restes d’une femme chaman richement ornementés, a précisé l’université dans un communiqué.

 

Parmi ces ornements : 50 carapaces de tortues, le bassin d’un léopard, le bout d’une aile d’un aigle doré, une queue d’auroch, deux crânes d’oiseaux et une patte avant de sanglier.

Le pied d’un homme adulte d’une taille nettement supérieure à celle de la femme inhumée a également été retrouvé sur place.

 

Le communiqué indique aussi que dix grandes pierres ont été appliquées directement sur la tête, le bassin et le fémur droit de cette femme, dont le corps a été placé —les genoux repliés— contre la paroi méridionale d’une tombe de forme ovale.

 

Léore Grossman, citée dans le communiqué, a estimé que les méthodes et le soin entourant les rites funéraires de cette femme révélaient qu’elle jouissait d’un statut important parmi les siens.

 

Les ornements retrouvés dans sa tombe pourraient en outre prouver que sa communauté lui prêtait des liens magiques avec les animaux. »





 

 










Léora






Aya



« Ses cheveux d’un châtain clair tombaient sur ses épaules. Ses joues s’étaient empourprées et des gouttelettes de sueur se formaient sur son front,  ruisselant par moment sur son visage.

Il lui était difficile de grimper sur les hauteurs de la colline en trainant sa jambe droite. Elle était née comme ça, avec une malformation du bassin qui lui diminuait ses capacités de mouvements.

 

Elle voyait maintenant le village sur le bas, tout minuscule presque inexistant. Elle observait les petites bâtisses creusées en partie dans la terre recouverte d’un peu de torchis et de branches formant un abri confortable lorsque Naat, la déesse du ciel, balayait de son vent ou de sa pluie la terre chaude recouverte d’une herbe grasse.

 

Aya s’assit en écartant ses jambes avant de les replier sous elle, en y coinçant les replis de sa robe blanche. Elle ferma ses yeux et respira profondément remplissant ses poumons puis son ventre de ce bon air qu’elle aimait bien retrouver à cet endroit.

Les chênes, les pins et les amandiers imprégnaient la colline de leurs arômes forts et subtils qui lui rappelait les longs moments de solitude qu’elle avait passée dans sa jeunesse, explorant chaque recoin des collines et des plaines environnantes tentant ainsi d'éviter les contacts et les railleries des autres enfants.

 

Un corbeau se posa pas très loin, elle le senti les yeux fermés. Un petit sourire se dessina sur ses lèvres. Elle émit de son cœur un signal de bienvenue à l’oiseau noir majestueux qui s’approchait d’elle.

Corbeau lui envoya une image de lui, de son apparence et de sa nature intérieure. Elle senti ce regard profond qui pouvait à tout instant l’emmener sous sa conduite dans l’autre monde, celui où rien n’était caché aux âmes courageuses.

 

Aya l’inonda de tout son amour. Corbeau dressa ses plumes, se délectant de chaque seconde de bien-être, de chaque point de lumière étincellante. Il resta un moment sans bouger puis simplement il lui transmit l’image d’un homme qui arriverait demain au village par le chemin de l'Ouest un peu avant le coucher du soleil.

Cet homme n’avait pas de visage, mais il ne lui semblait pas étranger, un peu comme dans nos rêves lorsque nous rencontrons des personnes inconnues que nous connaissons depuis toujours. »

 

 

(à suivre)

 

 

 










Florent Pagny - Et Un Jour Une Femme













Sam 15 aoû 2009 Aucun commentaire