Without you
Blanka Teliki
Fragments d’un discours amoureux écrit par une même flamme qui brille en deux êtres éphémères. Ces mots se dissoudront certainement demain, le temps d’un passage d’une saison à une autre, d’une vie à une autre. "regarde-moi, je te dirai qui tu es..." C'est clair ! Quand je te vois, je me vois.
Elle était encore étrangère,
Je ne savais pas qu’elle était là pour moi
Je l’aimais sans le savoir
L'eau sur ma main
dans un va et vient glisse
le bonheur d'un voyage
Jamais séparé
ni attaché
êtrélements
entremêlés
En tout
l'un pour l'autre
regarde-moi
je te dirai qui tu es...
Mon ange !
Essuie ce rang de perles sur ton visage.
Derrière une fenêtre je te vois, tu traverses la rue
Tu marches libre dans ta tête
Tu es vivante, et je t’aime.
Tes jambes sont irisées, dessinées
Tes courbes sculptées
Une fée
Il lui était facile d’écrire, de susciter des émotions
Elle se riait des règles, des périphrases, des répétitions
Chaque nuit mes rêves confinent aux étoiles
Mon igloo dans le ciel
La grande ourse tout près sur un nuage
Au lointain la lueur de la lune orpheline
Confuse clarté
Alors
Mon désir se lie au vent et cherche l'instant
où main dans la main
partout des fleurs et des arbres
et ces doux parfums
nous accordions nos pas aux lointains
Mais le jour se lève,
les chemins se raccourcissent
Dans le brume, tendres souvenirs...
Le grand fleuve de nouveau nous sépare
Puis nous nous sommes connus
Dans nos secrets, la nuit
Ton pubis comme les histoires de princesses
Mystères et passions
Cendrillon
Une nuit sur le sable, j’ai caressé tes seins
Désir inoubliable, nous nous sommes embrassés
Entremêlés, en larmes, sommes-nous ?
Jamais séparés, le bonheur sur la main.
Mon Ange, regarde-moi, je te dirai qui tu es :
L’un pour l’autre, dans un va et viens, ton visage sur ma main.
Ses mots se posent les uns près des autres
Ils se regardent timides dans la phrasée,
Se frôlent, rougissent pleins d’émois,
Suscitent des émotions, des larmes.
Leurs baisers d'or en feuillaison éclatent en rire sur mes lèvres
Aux creux de mes reins se languit la nostalgie des aurores infinies
et de la caresse de tes mains en songes éclairs sur mon corps
Que j'aime le murmure du monde dans ta voix
Se dessine enfin ton visage au sourire éternel
Ni le vent, ni le temps...
O' mon coeur
que l'accord
toi et moi
j'en réponds
Chocolats, bonbons et caramels
Les sens et la saveur de la nuit
Sauvage et soumise, mon sexe se cabre et meurt
Tes lèvres de feu m’aspirent, me tuent
Et me ressuscitent en une suite sans fin
Je rêve de toi
Je pense à toi
Mon visage sur ta main,
je pourrais enfin fermer les yeux
et dans mes cheveux
la douceur de tes doigts
toi et moi
un instant
un moment
longtemps
éternellement..
Facile d’écrire quand on a des jolies jambes
Les idées se balancent, guirlandes de mots,
Les gens se retournent sur elle, je le vois
Ses hanches décrivent la ronde des mots
Des pensées sur la route la rendent plus belle
Attirante, elle pose ses yeux couleur pastel
Sur un sujet et l’aborde d’une seule voix
C’est Noël, toutes les lumières de la ville
Pour un regard perdu d'Elle.
Le bonheur sur la main
Les larmes au fond des yeux
Le destin qui glisse entre nos doigts
Pauvre et ridicule refrain
Toi et moi
Eternellement entremêlés
Un "va" et "vient"
Langoureux
Un temps étrange
Pas de passé, de présent,
L’espace d’un sentiment
Le rêve d’un Ange
Revivre sans cesse
Le souvenir d’une caresse
Ils ne sont jamais rentrés.
On ne sait où le vent les a emportés...
Cheval ailé les a guidé vers de grands espaces s'ouvrant aux mugissants des déserts sans fin.
Toi le nomade qui a les clefs des mondes en fleurs
Raconte-moi encore au creux des dunes les sirènes des sables chanter leur histoire.
Et ne me dis jamais que tul'as inventée
Plaisir des sens
Blessures du cœur
C’est comme si je rêvais de toi
D’un cri dans la nuit
Ton visage
Perce le silence
S’il faut attendre le jugement dernier
Pour retrouver ce qui a été
Je n’y survivrai pas, usé de douleur
Guettant le bonheur
Mendiant des fonds marins
Perdu de trop avoir nagé
Ne remontant plus à la surface
Prêt à tout pour s’oublier
Suçant des limaces
Folie des profondeurs
Hécatombe des cimetières marins
Souvent je t’imagine nue
Dans mes songes
Entre tes reins
Je vais et je viens
Je m’y perds
Et te retrouve
J'aime tes lèvres gonflées
Que je goûte
Mélange d’odeurs et de saveurs
Chou à la crème parfum musqué
Sexe en éveil et senteurs moites
Ô mon amour
Te souviens-tu du premier soir
Ton cœur ouvert sur la plage
Ton corps baigné par l’océan
Ton sexe offert La lune et Toi
A l'éclat des neiges, notre premier baiser avait la fraicheur des soies au creux de ton palais mon prince, je me suis
retrouvée.
Et je ne sais pourquoi l'éternité s'est rompue comme une corde raide donnant les limites au temps.
De notre palais, éloignée, je me suis égarée de ta voix du ciel.
Au matin ne m'est resté que le chagrin d'un éclat de printemps disparu et mon coeur navré de tristesse de t'avoir
abandonné.
Messager, je t'en supplie, ouvre moi encore les portes des sources d'en bas pour que le cygne d'automne qui glisse sur
mon coeur s'envole enfin de nouveau vers l'immensité du ciel.
Textes écrits par Laurence & Gab
© mars 2011 pour les deux auteurs