Texte Libre

Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /2009 10:10


Le vestibule



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Tu sais que j’arpente sans cesse les rues de Paris

Chaque place, chaque rue, raconte une histoire.

Ce jour là, nous marchions main dans la main, amoureux.

Nous avons vu le monde des égyptiens, des phéniciens,

Des sumériens, puis nous montons l’escalier d’honneur,

Histoire de Napoléon III et d’Eugénie, salon rouge maudit.

Le pouvoir rouge et or, au Louvre, te rend malade.

 

Telle était Eugénie, reine de Malaga ou de Grenade,

Belle, perdue dans les maléfices de la magie noire.

Je me débats et je repousse ses tours, ses brimades,

Souvenir d’un temps passé, vision de ses yeux noirs.

 

George Sand, tu blêmis, quand tu pénètres dans ce temps

Annonce de ton nom, Napoléon III debout tel un serpent

Derrière lui les tentures rouges et ocre, prêt à se rassasier

Du sang des victimes de l’ignoble vertu des pactes passés.

 

Tu plaides ma cause encore, me sauver de l’exil qui m’attend

Tes yeux l’impressionnent, mais l’enjeu est lourd de sens

Il en va d’accords sombres, défaire la justice pour longtemps.

Son pouvoir pour quelques alliances sans conséquences…

Pense-t-il

 

Dans l’inspiration du moment, tu dessines avec tes doigts

Des symboles de protection, dans la cage du seigneur serpent.

Rien dans tes gestes ne te désigne, mon alliée de tous les temps,

C’est dans ton cœur que tes prières sont formulées pour moi.

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Souvenir d’un long combat qui perdure encore aujourd’hui

Revenus une fois de plus pour nous affranchir de ce qui nous poursuit.

 

 

 

Je rêve de toutes ces histoires qui se croisent

Dans ton regard,

Ta silhouette,

Tes seins.

Un cri, un sanglot dans la nuit, blessures dans le corps.


 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

Napoléon III et Eugénie

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

Par gabriel - Publié dans : Poèmes & impros - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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Commentaires

Prisonniers, clochards des temps immémoriaux en route pour la liberté.

Ma main dans la tienne...
Commentaire n°1 posté par Yaris le 08/12/2009 à 07h16
Il y avait cette pendule toute en or comme un démon du temps se réfletant dans les miroirs rouges et blancs.
Elle traînait toute en longueur de ces aiguilles comme au tricot d'une vieille femme.
Il aimait à y poser sa main comme si le monde lui appartenait !
Et moi je me suis évanouie...
Commentaire n°2 posté par tic tac le 11/12/2009 à 15h31
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