Gab se lève le matin, il retire son pull,
Il regarde son zizi sous la douche et se met du shampoing dans les yeux.
Les yeux fermés, Il croit voir des sirènes, puis le téléphone sonne.
Laurence fait ses courses dans un supermarché low-cost
Les rayons sont vides, il n’y a plus rien à acheter.
Trois bonnes sœurs débarquent armées jusqu’aux dents.
Un homme coupe son gazon affublé d’une grosse barbe qui pend
Un groupe de manifestants passe devant la maison, l’un mange un sandwich au lard blanc
Dans la maison l’eau déborde de la bouilloire pendant que l’épouse tranche la tête d’un poisson
Une jolie blonde quitte son cours, des livres dans ses bras
Un homme, ventre généreux, la regarde adossé à un arbre
Elle l’imagine, lui susurrant des horreurs au creux de l’oreille.
Vous savez combien je l’aime
Avec son short, ses jambes bleus
Je décroche le téléphone
Elle me susurre des mots tendres
Pendant que l’eau déborde de la baignoire
Ses cheveux blonds sont décoiffés. Ses yeux bleus me réclament encore
Ma langue la fouille comme trois bonnes sœurs
Souvenirs d’huitres dans le cimetière
Adossé à un arbre un homme nous regarde
Elle m’embrasse, je la serre contre moi.
Deux députés parlent de religion au restaurant,
"Out of the blue" se traduit "sans crier gare"
J'adore !
Un rien filamenteuse !
Chaque mot que nos sortons du coffre à dents a un sens...Et je dois dire que je sais les interpréter !
On fait tous des perles.
Les rayons sont vides, il n’y a plus rien à acheter.
Trois bonnes sœurs débarquent armées jusqu’aux dents...
-Vous allez crachez, je vous le dis. Tout le monde à terre hurle la grosse d'une voix de stentor, le bas sur la cheville.
Laurence crache son chewing gum. A part elle et le caissier, il n'y a personne dans le magasin.
-Hep ! la cow girl blondasse dans le rayon des couches hygiéniques, t'as pas entendu ce que j'ai dit !
-Si !
-Alors !
-Bein ! C'est fait !
La grosse jette un coup d'œil à la sœur maigrichonne qui se tient à sa droite.
-Blondasse et aussi bécasse que toi dit-elle en ricanant. Elle trave que dalle !
-Excuse reprend Laurence mais j'ai craché mon gum. L'est à terre. Alors c'est pas tout ma sœur mais moi je dois rapide colmater les fuites.
-Mais l'est pas bien celle-là hurle la grosse en faisant un pas vers Laurence qui une boite de tampax réguliers dans la main droite et une boite de tampas supers dans l'autre.
-Bah quoi ! Hardy, c'est vrai dit la maigrichonne. L'a fait ce que t'as demandé, l'a craché son gum !
La sœur Hardy fait demi-tour et assène une baffe à la sœur maigrichonne qui immédiatement se met à geindre.
-Ta gueule Laurelle
-Mais qu'est-ce que j'ai fait encore pleurniche-t-elle.
-Oh ! Toi, si tu n'étais pas mon frère, je sais pas ce que je..
-Mais c'est notre sœur intervient la sœur aux jambes arquée qui n'avait pas encore parlé.
…
-Hum ! Ca a dû faire mal dit laurence qui hésite entre le super et le super plus.
-Pour sûr répond Laurelle en se mouchant dans un pli de sa robe de bonne sœur.
-Bah ! Au moins l'avantage, c'est que t'as pas le tampax mensuel continue laurence qui se décide pour le super plus qu'elle glisse dans son sac.
La grosse sœur Hardi pousse la maigrichonne du coude et imite la voix de Laurence haut perchée.
-Pour sur, t'as trouvé une copine. Aussi blondasse et pétasse, l'une que l'autre. Va donc voir ce qu'il l'a caissier. Foutu con !
-On dirait qu'il est mort chuchote la sœur aux jambes arquées.
-C'est vrai, Mickey, ça dit Hardi en s'approchant du comptoir sur laquelle repose la tête du caissier.
Laurence se baisse et ramasse sa gum qu'elle fourre dans sa bouche.
-Fait ça sieste..
Laurelle se presse contre Hardi.
-L'est passée où la caisse demande-t-elle d'une voix nasillarde.
-Bah garée devant le magasin répond Mickey.
L'énorme sœur s'énerve.
-Mais qu'est-ce que j'ai fait pour avoir des soeurs aussi cons.
- A parce que Mickey aussi, couik, couik dit laurence le chewing gum agressif.
....