Texte Libre

Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /2010 01:25




Crépuscule






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L'histoire sans fin

Te souviens-tu ?

Au coeur des jardins qui fleurissent et se baignent de l'eau des fontaines
enracinée comme l'olivier centenaire qui courbe son armure sous les années  filantes comme les nuages que je regarde passer au-dessus de ma tête, je glisse mon ennui sur de longues feuilles blanches.

Une goutte de sang  perle au bout de ma plume,  tombe dans l'onde claire et dessine  les dunes du désert sous le vent.

Mon esprit s'éprend du vent tiède qui me caresse le visage. Son souffle chaud soulève mes voiles et respire mon corps.

Voilà le messager de l'au-delà des frontières, de l'au-delà des montagnes, de l'au-delà des murailles.

Il me saisit de l'art sans nom, source d'inspiration de lumières et d'absolu.

Le temps de l'union des sens m'étire vers d'autres espaces.

Je m'enroule du présent et des eaux d'automne qui courent vers la route des océans.

Je me lève et suis les veines terrestres qui serpentent vers les crépuscules.

La mémoire déploit ses mille replis dans ma tête.

Et je me souviens alors des bords rougeoyants des cieux où nous parlions toi et moi de notre terre originelle.

J'étais mer

tu étais ciel


De nos étreintes , l'huis doré de la lune sur le monde endormi.

Emportés, ennivrés dans les vagues sans fonds, nous nous sommes tant aimés.

Te souviens-tu la première fois ?


J'avais emprunté un chemin sauvage...
Tu étais assis au pied d'un arbre et tu regardais le fleuve de la plaine se jeter dans les glaces

Le soleil matinal jouait du feu dans tes yeux bleus et donnait à tes guenilles la couleur du jade.

A l'abri des murailles de ton chateau verdoyant, tu vivais d'espace et de l'air de temps.

Troublée, je suis descendue de mon cheval et je me suis avancée.

L'ombre vespérale de mes nuits sans sommeil s'est effrayée de ces retrouvailles.

Tout en me penchant vers toi, ma belle apparence en toute différence, j'ai prié la ressemblance.
Et alors, de mon long rêve, la route s'est arrêtée, enfin.

A l'éclat des neiges, notre premier baiser avait la fraicheur des soies au creux de ton palais mon prince, je me suis retrouvée.

Et je ne sais pourquoi l'éternité s'est rompue comme une corde raide donnant les limites au temps.

De notre palais, éloignée, je me suis égarée de ta voix du ciel.

Au matin ne m'est resté que le chagrin d'un éclat de printemps disparu et mon coeur navré de tristesse de t'avoir abandonné.

Messager, je t'en supplie, ouvre moi encore les portes des sources d'en bas pour que le cygne d'automne qui glisse sur mon coeur s'envole enfin de nouveau vers l'immensité du ciel.

Et même si la flot rejeté ne revient jamais, laisse- moi encore me rappeler combien j'ai pu l'aimer.

Au coeur des jardins qui fleurissent et se baignent de l'eau des fontaines, je me suis endormie....



Laurence, le 26 novembre 2008
lien: le divin paradoxe









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Aurore




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Aurore était son vrai prénom. George Sand était son nom d'écrivain.


Femme écrivain de grand talent, mi-homme et mi-femme, provocant ainsi les clivages culturels et les mœurs de son temps, elle trouva sa place unique et originale dans le monde de la littérature du XIXème siècle.

George Sand était parfois un peu agacée par le côté excessif de Victor Hugo. Elle ne semblait pas touchée par ses écrits mais elle reconnaissait l'importance de son œuvre. Elle admirait l'homme.
Ils ne se rencontrèrent jamais mais une longue correspondance écrite leur permit d'échanger leurs sentiments.





Gab, le 27 novembre 2008







Par gabriel - Publié dans : Mon expérience de vie - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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