Texte Libre

Samedi 13 mars 2010 6 13 /03 /2010 22:16



L' âme en rappel


                                                                                                                          par Laurence







10db 9339





Tantôt gluant et morne, sec comme l'enfer, tantôt dans la grâce et l'amour, doux comme le paradis, notre petit manège karmique ne s'arrête jamais de rouler.

Que l'existence soit gratuite, elle demande pourtant un prix à payer dans l'incertitude de notre mort. C'est ainsi que l'on trouve l'énergie permanente de faire monter et descendre nos petits chevaux de bois.

Ne pensez surtout pas qu'il y en a de plus rapides que d'autres. Nous sommes tous attachés par nos croyances à l'allure qu'il convient pourtant certains se sentent si lourds qu'ils pensent ne jamais pouvoir décoller et tandis que d'autres plus légers sont déjà sacrément décollés.

Ne vous y trompez pas, chaque ensemble charrie la même poussette  comme les nuages les gouttes d'eau. Et si dans les vagues à l'âme, les marées semblent disperser au coin du monde, nous faisons partie du même océan.

Et au lieu d'être décontenancés, accablés, acculés, atrophiés par l'existant, il faut l'aimer en surabondance et le poser délicatement sur la figure sensible de l'être qui ose plonger dans la mer.

Notre vie est une allégorie sans fin que nous rythmons, nourrissons à notre gré.

A ce point, j'entrevois certains qui ferment la parenthèse comme si avant le début et après la fin, il n'y a avait plus rien. Ceux-là même sont en prise à cette conscience anxieuse du destin qui rend la vie absurde. Ils pensent fort que le manège s'est arrêté alors qu'il tourne encore et toujours.

Par vocation, un exemple... Ni le religieux, ni le gourou, ni le serviteur de dieu ne sont aptes à  se mettre devant les choses et à se réjouir de ce qu'elles sont. Ils les éprouvent seulement dans  l'harmonie des valeurs.

Puis, il y a ceux qui mettent une majuscule après le point. Ceux-là même sont en prise à cette recherche poétique qui nait de l'optimisme vital d'une adhésion de l'homme au monde.  Il devient l'artiste de sa propre vie. Il tourne le manège dans tous les sens.

Son langage devient naturel et travaille instantanément  mieux et plus fort la jouissance des formes, l'amour des images et des sons pour une recherche d'harmonie universelle.

La loi karmique s'éveille en prose dans la recherche du vers symbolique.

L'art est un remède aux âmes en peine.  Il leur donne l'usage de la liberté.

Ce sont les âmes en rappel poétique !

Poétique de l'âme en charge de toute transformation, nourrissant sa force et son chant dans les chemins de son passé karmique qu'elle retrouve et  réinvente afin de donner une nouvelle impulsion à son immanence divine afin qu'elle reste toujours au mouvement de l'univers.

Je me souviens de ma petite sœur qui m'appelait Yaya. C'était mon véritable nom disait-elle.

Elle racontait souvent avec ses mots d'enfants des brides de souvenirs anciens.

Elle commençait toujours par dire :

"Quand j'étais grande, je…."

Voilà de ces états extrêmes qu'il est bon de se souvenir afin de se maintenir au-dessus de l'agitation des hommes qui n'ont pas compris que le parcourt ici-bas, n'ira pas plus haut que l'espace que l'on veut s'accorder.

Ces espaces prennent l'aspect et les dimensions qu'on veut bien leur octroyer.

Je fais donc faire maintenant une spéciale dédicace à l'un de ses aspects qui sous forme de guide m'a conduit ces jours derniers sur les traces de chemins perdus.



Le retraçage de ses autres demande du courage car il ramène  à des itinéraires plus ardus, plus abrupts mais qui inévitablement ouvre les portes qui restaient bloquées.

Alors me direz-vous, peut-être encore un jet d'illusion dans ces phrases que je vous donne en pâture ou peut-être aussi la liberté d'une âme en rappel qui croit en la coexistence d'espaces temps qui nous affranchissent du passé et de l'avenir..Et de toutes ces multitudes qui se pressent en nous et qui nous empêchent de nous envisager une fois pour toute dans une perspective universelle.



Un vague à l'âme chargé d'une longue histoire qui n'a pas fini de se dérouler en écume dans laquelle nous nous baignons.














 

Mamablue,
mon âme en rappel
Pour Gab




y1psnDX_ortF4Yku877PDkinpWJPcVIWD302SDEDUptH2PCO6fo59UP6Ljc.jpg




Sur les chemins du temps où tu m'entraînes
S'agitent les mémoires fragiles
prisonnières des prismes assoupis
soudain exposés
à la lumière trop vive
Libérant leurs effets colorés
éprouvent mon âme sans pitié
hors mesure de ses capacités
et du degré de préparations
qui lui serait propre

Tournant brutalement son attention
vers ce qui est déchiré, éparpillé, brulé
de chagrins, de violences et de joies
qui font mon omniprésence depuis la nuit des temps.

Je te demande de la compassion et de la patience
dans ce que j'éprouve aux tréfonds de mon être
bouleversé de ces chemins oubliés et de nouveau arpentés.
Libérés....


Mamablue, âme en rappel











A la vérité des cœurs
                                                                                             Pour Laurence                                                                  





Sans intérêt, le visible attrait de l’autre
Puisque l’invisible s’impose de plus en plus

Couloir du temps tout confondu
Des étoiles sombres surgissent
Et tournent tout atour de nous

Ballades d’Antan à la recherche de Sand
Main dans la main, le passé dans un baiser
Conférence des propos, discours d’Hugo

L’Académie frémit, l’Assemblée dépitée
Versailles en congrès, la Reine décapitée
Le Pouvoir politique à portée d’égrégores

Nous émergeons de ce combat de toute éternité
Valdingués comme des guerriers de l’antiquité
C’est notre labeur -la tendresse dans l’ouvrage
Le bonheur dans l’accomplissement-  sans âge

Frères humains, Sœurs de tout temps
Nous sommes revenus défaire le lien
Le lien du Serpent Vil Initiateur Céleste
De tant de cultures et de peuples esclaves
Pouvoir trahi des messagers Célestes
Qui de mensonges en manigances
Tromperies et supercheries
Maintiennent l’humanité en esclavage.

Douceur du cœur, lumière des profondeurs
Attente d’un lendemain sans souffrance
De la douleur à la délivrance 
Nouveau-né, promis au bonheur

A la vérité des cœurs.






MisFin-mort-gavroche.jpg

  © 26 février 2010. Laurence & Gab

















Par gabriel - Publié dans : Poèmes & impros - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Partager    
Retour à l'accueil
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés