Gab
LE PORTAIL DE CHRISTELLE
Christelle ne voulait plus que nous nous aimions. Elle disait qu'elle ne m'aimait plus physiquement.
Ce soir-là, elle vint prendre un verre et me laisser en souvenir d'elle une de ces plantes vertes qui ornait son balcon. Elle avait décidé de partir avec sa fille vers le grand Sud retrouver un
peu de sa force, car elle n'arrivait pas à surmonter son mal-être.
Après ce verre, nous fîmes un tour dans le quartier. Elle n'avait pas envie de rentrer tout de suite chez elle.
Nous passions devant l'église du quartier, où nous avions nos souvenirs d'amoureux. Un jour je lui avais susurré au creux de l'oreille les paroles du « je vous salue Marie » qu'elle ne
connaissait pas. Un autre jour, une paroissienne nous avait fait remarquer que ce n'était pas bien de s'embrasser devant l'église. Une autre fois c'était quelqu'un qui la connaissait mariée avec
un autre, et qui l'avait surpris dans mes bras.
Arrivés devant l'église, qu'elle ne fut pas notre surprise de la trouver, portes grandes ouvertes aussi tardivement dans la nuit.
Nous sommes entrés, et après un moment d'hésitation, je lui ai pris la main et je l'ai traîné presque de force vers l'autel comme si je voulais la marier avant qu'elle ne parte. Elle tirait des
bras et se défendait comme une furie. Je lui lâchais le bras avant d'arriver à l'autel, pour me diriger vers l'aile gauche de l'église où étaient déposés les cierges. Je me saisissais du plus
grand, et je la rejoignis.
Je lui pris à nouveau le bras et l'entraînai de force vers une statue de Marie. Comme je lui lâchais le bras pour allumer le cierge, elle repartît en arrière de quelques mètres.
Je la ramenais de force devant Marie, elle, se débattant, et je lui dis:
-Elle... c'est Marie! Notre mère à tous. Elle est pleine de compassion et d'amour pour nous tous.
Christelle était tendue. Je lui posais ma main au-dessus de sa tête et j'ajoutais après un petit moment d'hésitation :
-Reçois tout l'amour du ciel et de la terre!
Ma voix tremblait un peu. J'ajoutais :
-Que sa lumière te guérisse!
C'est à ce moment qu'elle se mit à pleurer. Je la lâchais et elle partit s'assoir toute seule devant l'autel. Je l'attendais dans la travée centrale, au milieu de l'église. Après quelques
minutes, elle s'approcha de moi, et nous tombions dans les bras l'un de l'autre, nous serrant très fort.
Après d'autres péripéties de ce genre, j'ai essayé de l'oublier, je lui ai demandé de ne plus me téléphoner, mais je n'arrive pas à l'oublier entièrement.
Nous pouvons déjà ressentir
l'arrivée du portail énergétique du 10.10.2008.
Le sens de ce portail est de nous recentrer dans l'unité de notre être, par le nettoyage et la purification des blessures émotionnelles qui résident encore en nous.
C'est en nous délivrant de ces blessures que nous nous séparons de tous les sentiments qui nous ont maintenu dans la division de notre être.
Hier soir, je suis allé à la méditation de la pleine lune. Carolyn nous a parlé des blessures émotionnelles et elle nous a donné un exercice pour nous aider à les nettoyer. Quelle belle
synchronicité!
Nous en sommes à l'ouverture de notre cœur et nous pourrions profiter des années 2009 et 2010 pour nous positionner en faisant nos choix. Deux années de préparation encore.
Nous devons lâcher le passé, l'enfance, nos liens avec nos ancêtres, pour laisser la place à ce qui vient.
Notre subconscient lutte et résiste, mais nous ne devons pas craindre de perdre notre identité. Il s'agit de vivre dans un autre espace, de ressentir le nouveau.
Par exemple de lâcher le « beau », le « grand », car forcément il y a un laid et un petit. Encore la dualité.
Ensuite elle a abordé le thème de l'amour, en nous parlant de la qualité de cet amour que nous avons connu avant de nous incarner et dont nous sommes depuis à la recherche, tant nous en sommes
éloigné.
Nous pouvons avoir peur d'aimer, car nous pensons que cela va nous faire souffrir. Dans cette sorte « d'amour », il y a énormément de résiduels émotionnels qui nous maintiennent dans ces
peurs.
L'eau reçoit des informations et des émotions et elle les retient en les stockant. Le corps fabrique l'eau dans laquelle nous stockons nos émotions.
Tant que nous n'avons pas libérée nos blessures émotionnelles, toute cette eau y reste dans certaines parties de nos corps.
Les hommes stockent dans l'estomac, c'est le soleil du plexus qui va faire fondre ces émotions.
Les femmes évacuent par le cycle menstruel.
Sous le plexus, entre le foie et la rate, se trouve le cocon d'amour.
Une fois que nous avons identifié une blessure émotionnelle, nous l'entourons de lumière et nous lui donnons la forme d'une sphère.
Nous laissons entrer cette sphère dans notre chakra du cœur sachant que nous ne sommes pas atteint par la blessure car elle se trouve enveloppée dans la sphère.
Celle-ci descend vers la cellule mère, puis par le plexus, avant de se trouver dans le cocon d'amour.
Nous mettons du rose autour de la sphère, et nous la visualisons ainsi jusqu'à ce que la blessure émotionnelle soit réduite de taille pour devenir une toute petite boule. Ce résidu restera alors
présent pour témoigner de la blessure.
Cette petite boule ne disparaitra que si l'origine de la blessure est bien connue et bien identifiée.
Pour cela, nous demanderons à la sphère une clef de compréhension dans les jours qui suivront. Sinon cette blessure risque alors de se manifester une fois de plus dans nos
vies.
Le 14 octobre 2008