Vendredi 23 janvier 2009
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RETROUVONS NOTRE VRAI POUVOIR
1ère partie ~ chapitre 1 LES
LAMED VAV
"Dans la numérologie de la Kabbale, le chiffre de la vie, chaïm, est dix-huit. Et trente-six, ou deux fois dix-huit, est celui de la Création, car le monde a été créé
à partir de deux vies, celle d’un homme et celle d’une femme. En hébreu, trente six se dit lamed vav.
La bible raconte l’histoire de Sodome et Gomorrhe, deux villes que Dieu veut détruire à cause de la désobéissance et de la dépravation qui y règnent. Il souhaite déverser le soufre et le feu sur la
plaine où elles se sont construites.
Mais Abraham le met au défi : « Si tu es un Dieu juste, comment peux-tu faire périr le juste avec le méchant ? » L’argument est recevable et Dieu se laisse convaincre. Il promet à Abraham que s’il
se trouve un seul juste à Sodome et Gomorrhe, il retiendra sa colère.
-Cette âme pure, c’était Lot, dit Michaël. Et il n’était même pas juif.
Vexé d’avoir été interrompu, Salomon se contenta de faire oui de la tête, et continua :
-Mais la présence de Lot n’a pas suffit à sauver les deux villes. Dieu n’a promis de sauver que Lot et sa famille, s’ils ne se retournaient pas en partant. Passons sur la femme de Lot qui n’a
pas obéi, et sur la statue de sel. Cette fable qui parle de la singularité de l’âme pure est en fait un autre symbole mystique. Depuis le péché originel, l’homme est souillé par la mort, mais
Dieu nous épargne sa colère en permettant l’existence d’une âme pure, qui à elle seule empêche le monde de disparaître, à cause de la promesse faite à Abraham. Comme le kabbaliste, l’âme pure jouit
d’une parfaite connaissance de Dieu.
-Et vous voulez dire qu’elle existe vraiment, qu’elle doit exister pour empêcher l’Apocalypse ?
-Je suis désolé de vous décevoir, mon fils, mais il n’y en a pas qu’une, chuchota le vieux rabbin avec un air conspirateur. Il y en a trente-six -le chiffre de la Création. Cela a toujours été et
il en sera toujours ainsi : dix-huit hommes et dix-huit femmes, qui ne se connaissent pas.
Il leva les mains pour écarter d’autres questions, et enchaîna :
-Dieu, dans sa grande sagesse, n’a-t-il pas créé toutes choses ? Est-il vrai que le peuple juif est son peuple élu ? Ce serait un tel honneur ! Sur ce point, je ne peux pas vous répondre. Mais cala
ne veut pas dire que le groupe des âmes pures ne compte que des juifs. Où qu’elles soient, elles se reconnaissent au fond de leur cœur, mais sans jamais se rencontrer. J’aime à imaginer parmi elles
une nonne russe, un chaman australien, une prêtresse candomblé brésilienne, un cardinal catholique, un guérisseur pentecôtiste, un bouddhiste tibétain, un prêtre shinto et, si Dieu le veut,
peut-être un juif.
-Est-ce que vous avez déjà rencontré une de ces âmes pures ?
-J’ai étudié les textes pendant des mois et des mois, et rien ne dit que ce ne sont pas des animaux. Peut-être Dieu trouve-t-il qu’un chat errant a l’âme plus pure qu’aucun d’entre nous. Non, je
n’ai jamais rencontré aucune de ces lamed vav, mais on dirait que vous aimeriez avoir ce plaisir. "
(Extrait de Dieux de lumière, Deepak Chopra)
RETROUVONS NOTRE VRAI POUVOIR
1ère partie ~ chapitre
2 L'UNIVERS DES LAMED VAV
"La pureté d’une « âme pure » ne ressemble pas à celle d’une pomme qu’un croyant aurait astiquée avec application avant de la poser sur le bureau de Dieu. Il ne
s’agit pas non plus de la vertu que les imbus de l’honnêteté exhalent par tous les pores de leur peau. Pur signifie aussi « limpide » et les trente-six sont totalement limpides.
-De quelle façon ?
-De toutes les façons. Ils sont inaccessibles à la tromperie, ce qui signifie qu’ils vivent dans la vérité. C’est ce que les textes sacrés veulent dire quand ils écrivent que quelqu’un voit la
lumière. Il n’est pas endormi ou aveugle comme le reste d’entre nous. Dieu a besoin d’une telle limpidité d’âme pour garantir la stabilité du monde. Croyez-vous que les étoiles, les montagnes
et les mers existent par elles-mêmes ? Elles sont aussi inconsistantes et éthérées que les rêves. Pour l’intégrité de ce monde, Dieu a besoin que des justes le rêvent, siècles après siècles. Sans
ces rêveurs, tout ce que vous voyez disparaîtrait. Tel est le sens caché des récits de la Torah qui évoquent la destruction du monde par Dieu
(…)
-Considérez les trente-six comme la colle au moyen de laquelle Dieu assure la solidité du monde. La Kabbale enseigne que les lamed vav ressemblent à des commutateurs que toute
conscience humaine peut actionner. Normalement, les trente-six sont simplement ce que vous pourriez appeler un système passif. Mais le pouvoir de la Création les traverse et s’ils choisissent de
contrôler ce pouvoir, ils deviennent littéralement capables de changer la réalité.
(…)
La Kabbale enseigne que chacune de ces âmes pures possède sa contrepartie, afin que tout s’équilibre, de même que Chokmah équilibre Binah et Kether, Malkuth."
(Extrait de Dieux de lumière, Deepak Chopra)
RETROUVONS NOTRE VRAI POUVOIR
2ème partie ~ chapitre 1 LA
MATRICE
" La Torah est la totalité des révélations de Dieu ; elle est
vivante ; elle existait avant la création. C’est une entité mystique, presque cosmique. La Torah est l’instrument du Créateur. Avec elle, il a créé l’univers et pour elle, il a crée l’univers.
C’est la plus haute idée et l’âme vivante du monde. Sans elle, le monde ne pourrait pas exister et n’aurait pas le droit d’exister. Je cite le grand poète hébreu Hayyim Nahman Bialik qui a vécu
de la fin du XIXème siècle au milieu du XXème siècle.
(…)
Il y avait quatre moyens d’aborder la lecture de la Torah, la quatrième étant une étude de sa face cachée, la plus secrète. Quand Dieu a dit : « Que la lumière soit », il
faisait allusion au mystère qui brille dans la Torah. C’était la lumière primordiale et cachée, la lumière de la Création même, dont la noblesse était telle qu’elle ne pouvait être avilie par
l’usage des humains ; c’est pourquoi Dieu l’avait enveloppée dans le cœur de la Torah. C’était une lumière inépuisable, parente des étincelles divines auxquelles avaient cru les gnostiques, les
fragments de l’essence de Dieu qui étaient maintenant dispersés à travers la Création, malheureusement enfermés dans des carapaces matérielles, celles des corps physiques.
(…)
Il y a également trois époques dans le temps, la première révolue étant un âge de grâce, la seconde en cours un âge de justice sévère et de limitation, et la suivante encore à venir
un âge de miséricorde.
Une Torah différente existe pour chacun de ces trois âges. Et pourtant il n’y a qu’une seule Torah : une Torah originelle, une matrice, qui ne comporte ni ponctuation ni espace entre
les mots ; en fait toutes les lettres y sont mélangées. Dans chacun de ces trois âges les lettres se forment en mot alternatifs, à mesure que se déroulent les évènements.
L’âge en cours, celui de la justice sévère et de la limitation, expliquait Elias, est endommagé par le fait que dans sa Torah une des lettres était défectueuse, la consonne Shin.
Cette lettre était toujours écrite avec trois pointes mais elle aurait dû en comporter quatre. Ainsi la Torah produite pour cet âge était-elle défectueuse.
Une autre opinion émise par les mystiques médiévaux était qu’une lettre manquait en réalité dans notre alphabet. Pour cette raison notre Torah contient des lois négatives aussi bien
que positives. Dans la prochaine époque la lettre manquante ou invisible sera restituée, et toute interdiction négative dans la Torah disparaîtra.
Par conséquent cette prochaine époque, ou comme on l’appelle en hébreu la prochaine Shemittah, ne comportera pas de restrictions imposées aux humains ; la liberté remplacera la
justice sévère et la limitation.
De cette notion provient l’idée qu’il y a des portions invisibles de la Torah–invisibles pour nous maintenant, mais qui deviendra visibles dans l’âge messianique à venir. Le cycle
cosmique amènera inévitablement cet âge ; ce sera la prochaine Shemittah, très semblable à la première ; la Torah se réarrangera une nouvelle fois à partir de sa matrice emmêlée.
(…)
Après le dîner il passa un certain temps avec l’holoscope, examinant le bien le plus précieux d’Elias
: la Bible représentée sous forme de strates à différents niveaux de profondeur à l’intérieur de l’hologramme, chaque strate correspondant à une époque. La structure totale du livre saint formait
ainsi un cosmos tridimensionnel qu’on pouvait regarder, et dont on pouvait lire le contenu, sous n’importe quel angle.
Selon l’inclinaison de l’axe d’observation, on pouvait en extraire différents messages. Ainsi les écritures délivraient-elles une infinité de connaissance aux aspects sans cesse
changeants. Cela devenait une merveilleuse œuvre d’art, qui flattait l’œil par ses incroyables pulsations colorées : rouges et or avec des bandes bleutées."
(Extrait de l’invasion divine de Philip K. Dick)
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2ème partie ~ chapitre 2 LES
LAMED VAV ET LA MATRICE
"Lors d'une de ses virées, il aperçut un sans-abris fouillant dans un tas d'ordures. Il se précipita, croyant avoir reconnu le type qui l'avait libéré, le premier
soir, à l'asile. Il portait plusieurs couches de vêtements élimés et nauséabonds, complètement décolorés par de trop nombreux lavages.
-Hé, mon vieux, tu te souviens de moi? Lui lança Michael, plein d'espoir.
Il n'eut pas besoin de regarder ce pauvre bougre ébahi dans les yeux pour deviner qu'il prenait ses désirs pour la réalité.
-Je ne fais de mal à personne, marmonna l'autre en repoussant la main que Michael venait de poser sur son épaule. Je veux seulement qu'on me laisse vivre à ma façon.
-d'accord, désolé.
Michael allait rebrousser chemin, mais ces derniers mots, prononcés sans réfléchir, le frappèrent.
-Vous arrivez à vivre à votre façon? Demanda-t'-il à l'autre. Moi, j'ai oublié la méthode.
-Quoi? Grogna le clochard.
-vous m'avez donné un indice, reprit Michael. Vous le savez? Je parie que non.
Il regarda les tessons de verre et les déchets qui jonchaient le sol. Il était tellement revigoré, soudain, qu'il ne sentait même plus la puanteur de la ruelle sordide.
-Quelqu'un m'a dit que quand on ne sait pas où on va, peu importe l'endroit d'où l'on part. Je vais donc commencer ici.
Voyant que le sans-abris faisait mine de partir, Michael lui saisit le bras.
-Personne ne va vous faire du mal, je veux seulement que vous portiez un message à quelqu'un.
Avisant un emballage de barre chocolatée, il le ramassa.
-Quel genre de message? Je ne sais pas lire, répondit le pauvre hère.
-Aucune importance. Michael ne se sentait pas seulement heureux, mais il jubilait à présent -un avant-goût du pouvoir... Mais le test était encore devant lui:
-Voici un billet de vingt dollars. Vous n'aurez qu'à faire ce que je vous dis, d'accord?
Il fourra le papier d'emballage dans la main de l'homme et referma ses doigts autour comme un magicien qui demande à quelqu'un de tirer une carte dans un paquet. Il croisa son regard. Rien
d'hypnotique dans le coup d'œil qu'ils échangèrent et pourtant, quand l'autre rouvrit la main, il y avait un billet de vingt dollars dedans. Il sourit en ouvrant des yeux ronds. Michael lui
rendit son sourire, le cœur presque bondissant de joie.
J'y suis!
-Il faut que je me souvienne de quelque chose? répondit le clochard incrédule, hésitant à empocher l'argent.
Il s'était trop souvent fait piéger par les flics.
-Écoutez-moi bien, fit Michael d'un ton pressant.
Il formula son message du ton appliqué qu'on a en parlant à un répondeur : « Je sais ce que vous voulez que je fasse. J'assume mes responsabilités dès maintenant. Ni peur, ni doute, ni illusion.
Merci de me donner cette chance. » Il s'interrompit, se demandant s'il devait ajouter autre chose. « Je ne sais pas exactement qui ce message va toucher mais je suis sûr que ses destinataires
l'entendront. Voici le premier homme que je rencontre qui vive à sa façon, il doit donc sans doute se diriger vers vous. Soyez bon pour lui et ... »
Il s'aperçut qu'il divaguait ; même le besoin de formuler à haute voix ce message n'était peut-être pas juste...
-Voilà, c'est tout, conclut-il.
Il s'attendait à ce que le sans-abri soit médusé, voire effrayé de cette rencontre avec un cinglé en costume. Michael se trompait totalement : l'autre lui lança un regard complice et hocha
légèrement la tête. Michael crut presque qu'il allait ôter son déguisement et se transformer en ange, qu'en tant qu'âme pure il allait le féliciter de son flair. Mais la lueur complice
s'éteignit aussitôt ; le type tourna les talons et s'éloigna.
-Bonne chance, lui cria Michael.
L'autre grommela quelque chose sans se retourner.
Michael ne saisit pas ses paroles exactes mais crut entendre : Dieu vous bénisse.
En rentrant chez lui, Michael jeta le whisky et les cigarettes dans le vide-ordure. C'était un geste symbolique, comme le message aux trente-six (justes), à supposer qu'ils le
reçoivent."
(Extrait de "Dieux de lumière" de Deepak Chopra)
Par gabriel
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Publié dans : Thèmes divers
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